Les retraites : un enjeu de société.
 

1) Une propagande gouvernement-MEDEF avec d'énormes moyens

Le "bourrage de crâne" médiatique pour faire passer le projet MEDEF-gouvernement a commencé. En plus des "amicales pressions" pour inviter sur les plateaux télé les chantres du néolibéralisme, 80 millions d'euros ont été prélevés sur nos impôts pour financer cette publicité1.

2) Quelques sites commencent à dénoncer mensonges et campagne de terreur

Alors ci-après quelques liens pour se faire une idée hors des mensonges diffusés en particulier à la télévision.
Mensonges gouvernementaux
Dossiers ATTAC
Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites
Dix contrevérités à propos des retraites
Un résumé didactique sur les retraites
Un site dédié aux retraites
Qu'est-ce que le COR
Explications de l'économiste Jean-Marie Harribey

3) A qui profite le crime ? (des "réformes" préconisées par le MEDEF et le gouvernement)


Les mesures préconisées comme celles déjà adoptées (loi Balladur, loi Fillon…) ne feront qu'accélérer la destruction de la protection sociale précipitant ainsi une prochaine "réforme".
Le simple fait de diminuer les pensions comme l'ont fait et vont continuer à le faire les "pistes" qu'on nous propose conduit les salariés qui le peuvent à se tourner vers des retraites complémentaires par capitalisation.

Le but de ces manœuvres est toujours le même : supprimer la part sociale du salaire pour imposer un passage par des organismes financiers qui prélèveront leurs intérêts et augmenteront leur pouvoir.

    a) M. Guillaume Sarkozy et son groupe Malakoff-Médéric

Pour ceux qui l'auraient oublié, M. Guillaume Sarkozy (frère du président, ex-candidat à la présidence du MEDEF et ancien vice-président du MEDEF) est "délégué général" du groupe Malakoff-Médéric4 spécialisé dans l'offre de produits d'assurance retraite. Mais bien sûr cela n'a aucun rapport avec la précipitation avec laquelle le gouvernement veut imposer "ses pistes".
Voir aussi Sevriena

    b) Mme Florence Woerth gérante de la fortune des propriétaires du groupe l'Oréal

M. Woerth le ministre du travail chargé de la réforme des retraites est l'époux de Mme Florence Woerth qui gère une des plus grosses fortunes de France, celle des Betencourt (propriétaire de l'Oréal) et brigue un siège au conseil de surveillance de la maison Hermès (spécialisée dans le grand luxe)
2. Nul doute malgré cela qu'il saura diminuer les profits des sociétés au bénéfice des salariés.

Rappelons que pour imposer le néolibéralisme financier il n'est plus nécessaire d'employer la force comme cela fut fait au début pour le Chili ou l'Argentine (cf. "La stratégie du choc" de Naomi Klein) les institutions financières suffisent.

4) Un exemple de vraie réforme des retraites

a) Une pension de 75% du salaire (primes comprises) des 6 meilleurs mois de la carrière

b) Un droit à cette pension à partir de 35 annuités complètes de cotisations

c) Une pension plancher au SMIC

d) Une pension plafond à cinq fois le SMIC

La pension de M. Nicolas Sarkozy par exemple sera bien supérieure à 17 fois le SMIC3.

 e) Un financement par récupération de la part salariale du PIB passée aux profits ces trente dernières années

Plus de 5% de dérive entre les revenus du travail et ceux du capital sont à rattraper sur les 30 dernières années.
Cela n'empêche pas la suppression des "niches sociales" (exonération des stock-options etc.), ni le paiement des sommes dues par l'état aux caisses de retraite.

5) La démocratie en question - les retraites : un révélateur ?


Pensons nous qu’un pays démocratique puisse choisir sciemment des institutions qui transfèrent la richesse produite à une minorité de nantis plutôt qu’à ceux qui ont créé cette richesse ?

1 ) Canard enchainé du 14/04/2010
2 ) Canard enchainé du 21/04/2010
Depuis juin 2010 Mme Woerth émarge au conseil de surveillance du groupe Hermès.
3 ) Siné hebdo du 21/04/2010
4 ) Voir aussi la casse du système de santé

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